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Samedi 13 et Dimanche 14 Février 2010

Colloque : Hommage à la Résistance au Génocide des Tutsi du Rwanda

HETS 16, rue du Pré-Jérôme (Genève)

Colloque

Hommage à la Résistance au Génocide des Tutsi du Rwanda

Enquête, Justice et Réparations pour les Basesero

+ d’infos (La Nuit rwandaise)

Mots-clés: Génocide Rwanda



Samedi 13 et Dimanche 14 Février 2010

CORS « Communauté Rwandaise de Suisse », France Rwanda Génocide Enquête-Justice et Réparation, Isi « Initiatives Solidaires Internationales », Ibuka Suisse, Les amis de Bisesero, Intore za Dieulefit et ES-MA (Échanges et Savoir – Mémoire Active) présentent :

Colloque

Hommage à la Résistance au Génocide des Tutsi du Rwanda
Enquête, Justice et Réparations pour les Basesero

Auditorium de la Haute École de Travail Social (HETS)
16, rue du Pré-Jérôme, 1205 Genève
(entrée libre)

Samedi 13 Février de 13 h à 20 h :

Colloque « Enquête, Justice et Réparations pour les Basesero »

Dimanche 14 Février : 9 h 30 - 12h 30 :

Table ronde « Perspectives et actions à mener pour la reconnaissance des responsabilités dans l’organisation et la mise en œuvre du génocide des Tutsi du Rwanda, pour la justice et les réparations envers les rescapés »

13 et 14 Février :

Installation de Lara Garcia-Reyne La colline qui lançait des Pierres

Bisesero est le nom d’un massif de l’Ouest du Rwanda qui surplombe le lac Kivu. Dans la mémoire rwandaise, ces hautes collines sont un symbole de la résistance à l’entreprise d’extermination des Batutsi du Rwanda qui s’est déroulée en 1994.
Pour avoir repoussé les auteurs des pogroms de 1959, de 1962 ou de 1973, les Basesero acquirent une réputation de résistants farouches au point que par milliers, en avril 1994, les Batutsi des collines voisines ou plus lointaines convergèrent vers le promontoire réputé inexpugnable de Bisesero.

Les dizaines de milliers de personnes qui se réfugièrent sur ce massif opposèrent la plus vive résistance aux génocidaires qui voulaient massacrer jusqu’au dernier d’entre eux. Ailleurs aussi (sur la colline de Murambi à Gikongoro, à Karama, dans les marais de Nyamata...) des groupes de victimes promis à la destruction se sont défendus avec des pierres et d’autres armes dérisoires mais ce qui distingue la résistance de Bisesero est son caractère organisé et sa durée.

En résistant aux tueurs les réfugiés de Bisesero perturbèrent la planification des massacres qui prévoyait que la « solution finale » du « problème Tutsi » soit réglée dès la fin du mois d’avril 1994. C’est pourquoi, les éradiquer est vite devenu une priorité pour les les autorités génocidaires rwandaises. Elles mobilisèrent et armèrent donc des troupes extérieures à la région pour parvenir à cette fin. Certains des tueurs les plus impitoyables de la région et d’ailleurs furent appelés à Bisesero pour superviser les miliciens, les soldats et les résidents des environs dans le cadre des tueries et veiller à ce que leur tâche fût parachevée. Malgré leur courage, les réfugiés ne furent pas de taille à lutter contre les forces du génocide. Selon les estimations, sur cinquante à soixante mille, seulement quelques mille d’entre eux, survivaient fin juin.

Les résultats des enquêtes les plus sérieuses sur le rôle de la France dans l’histoire de cette éradication sont particulièrement accablants. Il apparaît ainsi que l’appareil d’État du « pays des droits de l’homme » fut étroitement lié à l’organisation performante de l’élimination des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards qui tentaient de se défendre avec des moyens dérisoires contre l’agression des miliciens et une mort certaine. Fin juin, les militaires français, agissant sur ordre de leur commandement, ont estimé que les Tutsi réfugiés là, étaient des membres du FPR infiltrés et que, pour cela, il fallait qu’ils soient éliminés. Avant, pendant et même après l’Opération Turquoise, les enquêtes mènent aujourd’hui toutes à la même constatation : un soutien inconditionnel de l’appareil d’État français aux génocidaires, qui se révèle en particulierà travers l’organisation et l’exécution du génocide à Bisesero.

Conférences, table-ronde, débats permettront d’entendre les témoignages de rescapés de Bisesero et de rendre compte des recherches menées ces quinze dernières années sur les crimes de génocide commis dans cette zone. A cette occasion seront présentés : l’histoire de la population de ces collines et la vie des réfugiés avant, pendant et après le génocide, par la voix de différents acteurs, rescapés, enquêteurs, chercheurs, amis et soutiens des Basesero…

Organisateurs : CORS (Communauté Rwandaise Suisse), France Rwanda Génocide Enquête, Justice et réparation , Isi (Initiatives Solidaires Internationales), ES-MA (Échanges et Savoir – Mémoire Active)
Partenaires : Ibuka Suisse, Intore za Dieulefit, Les amis de Bisesero (Genève)

Programme :

Samedi 13 Février

13h. Vernissage de l’installation de Lara Garcia « La colline qui lançait des Pierres »

13 h.30 Colloque « Enquête, Justice et Réparations pour les Basesero »
Présentation de la journée et des intervenants par les organisateurs du colloque : Gervais Gahigiri, Président de la Communauté Rwandaise de Suisse et Jean-Luc Galabert, membre des associations France Rwanda Génocide Enquête, Justice et réparation, Isi et ES-MA

13 h. 40 Allocution de circonstance par Michel Gakuba, président d’Ibuka Suisse ;

13h. 50 Histoire de Bisesero et des Abasesero jusqu’en 1994, par Jean-Luc Galabert, psychologue, auteur de Les enfants d’Imana, histoire sociale et culturelle du Royaume Rwanda (à paraître) ;

14h. 10 Projection du film « Bisesero, des rescapés témoignent », introduit par Cécile Grenier réalisatrice du documentaire, journaliste, scénariste du livre de bandes dessinées, Rwanda 1994, résultat de plusieurs années de recherches dont 6 mois d’enquête au Rwanda

15h. 10 Témoignage de Samuel Musabyimana, habitant rescapé de Bisesero ;

15h. 30 Débat avec la salle

16h.00 Pause

16h. 20 Bisesero dans le contexte de l’opération Turquoise, par Emmanuel Cattier, militant de Survie membre fondateur de la Commission d’Enquête Citoyenne ;

16h. 30 Récit et analyse d’un témoin de la présence militaire française dans la zone Turquoise, par Luc Pillionnel, présent au Rwanda en 1994, témoin auditionné par la commission Mucyo Commission nationale indépendante chargée de rassembler les preuves montrant l’implication de l’État français dans le génocide perpétré au Rwanda en 1994 ;

16h 50 « Un Tutsi peut être un combattant en puissance » ou comment les Français « ont pris » les survivants de Bisesero pour des ennemis à éliminer, par Jacques Morel, ingénieur, auteur de Assassins ! La contribution française au génocide des Tutsi du Rwanda (à paraître)

17h. 20 Débat avec la salle

18h. 00 Bisesero, modus operandi d’une enquête par Georges Kapler, membre de la Commission d’Enquête Citoyenne, producteur du film « Rwanda, un cri d’un silence inouï », réalisateur de témoignages filmés de rescapés du génocide des Tutsi, membre de la commission d’Enquête Citoyenne ;

18h. 20 Vivre aujourd’hui à Bisesero, par Anne-Marie Truc de Intore za Dieulefit et Roland Junod, des Amis de Bisesero (Suisse) ;

19h. 10 Débat avec la salle

19h. 40 Allocution de clôture, Bisesero au regard de l’implication française au cours du génocide » par Michel Sitbon, éditeur, auteur de Un génocide sur la conscience, directeur de publication de la revue La nuit rwandaise

Dimanche 14 Février : 9 h 30 - 12h 30 :

Table ronde : « Perspectives et actions à mener pour la reconnaissance des responsabilités dans l’organisation et la mise en œuvre du génocide des Tutsi du Rwanda, pour la justice et les réparations envers les rescapés »

(Ce programme est susceptible de légères modifications de contenu)


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Informations pratiques

Contact informations :

Jeannine Munyeshuli‐Barbé

Tel : 41 79 540 27 19

Lieu du Colloque :

Auditorium de la Haute École de Travail Social (HETS)

16, rue du Pré-Jérôme, 1205 Genève

(L’auditorium est situé au point E du plan)

Transports en commun :

Depuis la Gare : Prendre Tram 13 ou bus 1

Arrêts les plus proches : Tram 13 , arrêt Augustins
Bus 1, arrêt "Pont d’Arve".