L’Ultime Razzia

Le 11 septembre 2001 dans l’histoire

Les ouvrages consacrés aux attentats du 11 septembre 2001 ont été, contrairement aux apparences, étonnamment peu nombreux quand on considère l’importance unanimement reconnue de cette tragédie : toute une littérature périphérique a certes été consacrée à « la nébuleuse Al-Qaïda », à l’intégrisme islamique, aux lourdeurs de la bureaucratie fédérale des États-Unis, au mythe du complot juif, et aussi à l’impérialisme américain, à la géopolitique néoconservatrice, au pilotage automatique, aux chantiers de démolition d’immeubles, etc. ; mais tout ceci n’a fondamentalement servi qu’à épaissir encore le brouillard toxique qui empuantit toute une époque, depuis que les relents de mort et de censure du stalinisme décomposé ont pénétré toute réalité autorisée par la nouvelle hiérarchie unifiée des contremaîtres de la production et de la consommation mondialisées – comme une autre catastrophe de Tchernobyl, sociale et politique. Ce livre au contraire, le premier sinon le seul essai de reconstitution de l’enchaînement des causes et conséquences de cet événement – fondateur d’une grande part de notre présent – qui s’en soit tenu exclusivement aux faits les mieux établis (et qui donc réfutait bien sûr l’ubuesque « version officielle » de l’administration Bush Junior sans jamais verser dans le dépotoir à journalistes ratés où toute logique s’émiette et s’amalgame au pur délire, pour y être recyclée en confusion vendue en gros et en détail sous l’étiquette racoleuse de « théorie du complot »), devait bien normalement rester aussi le mieux caché par « l’élite » intellectuelle qui s’y est tout de suite intéressée, après que celle-ci se fut tant compromise par sa honteuse soumission à l’ordre partout transmis en boucle de n’évoquer cette journée du 11 septembre que pour compatir hypocritement avec « le peuple américain » – cette fiction –, sinon pour maudire frénétiquement les insaisissables agents des cinquièmes colonnes qui sapent, au choix selon les goûts et les couleurs, l’Occident chrétien, la Civilisation européenne, la France éternelle, la Liberté et la Démocratie, ou même la Pensée critique. La critique authentique ainsi reléguée dans une sorte de clandestinité forcée, derrière l’écran de tous ces faux débats officiels ou officieux, n’en a pas moins poursuivi son œuvre négative, sa corrosion en profondeur des vérités d’État, pour contribuer au déclenchement de la crise de l’« antiterrorisme » que ce livre, unique aussi de ce point de vue, avait explicitement annoncée, éclairant par avance les raisons structurelles de l’échec lamentable, généralement considéré comme inexplicable, de ces ambitieuses provocations médiatico-policières que furent, en France, « l’affaire de Tarnac », puis « l’affaire Merah ». En 2004, il avait certes fallu résister à quantité de puissantes influences, pour oser publiquement cette conclusion sans appel : « En somme, tout le monde était privé de la liberté d’expression, et la tyrannie était multiple : c’est à cette époque que furent jetés dans la cité les germes qui devaient provoquer sa chute. » Mais personne, avec le temps, n’y aura échappé.

Paru en décembre 2004. 144 pages. 6 €

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